Pas simple d'être un enfant en surpoids, mais pas facile non plus d'être parent d'un enfant en surpoids… Comment fonctionner avec un enfant en surpoids, quelles sont les ressources, que dire ou ne pas dire ? Comment ne pas le stigmatiser ?

C'était la dernière chronique psychologie et nutrition, sur le Magazine de la Santé, sur France 5. C'est accessible à la 38ème minute et 40 secondes…

Capture d’écran 2015-01-21 à 12.21.43

 

 

 

Vous connaissez, c'est sûr : autant, tout ce qui est blanc, un peu mou, légèrement sucré, voire un peu fade passe très bien chez les enfants, autant ce qui est vert, fibreux, légèrement amer ou acide est évité, voire rejeté. Et même s'ils ont été super téméraires les années précédentes. Il va falloir tenir le coup dans ce grand jeu de patience qu'est la découverte alimentaire : leurs goûts vont évoluer, ils vont manger des aliments chez Tatie Pépette qu'ils ne mangeront pas chez vous, ils vont vous faire devenir chèvre et pourtant… c'est normal, chez 75% des enfants. Ca s'appelle la "néophobie" et ça touche 3/4 des enfants de 2-3 ans à 7-8 ans. 

Il y a plusieurs raisons à cela :

– Le fait que la nouveauté, ça fait peur. Côté parents, pour rassurer, il faut montrer l'exemple, manger avec plaisir ce qu'on propose à l'enfant. S'il voit que c'est bon pour vous, il en aura moins peur… Et puis, il va falloir vous armer de patience : on peut être amené à reproposer jusqu'à 16 fois un même aliment, sous la même forme ! Oui, 16 fois, c'est beaucoup mais la plupart du temps, l'acceptation se fait plus tôt. On peut aussi faire pousser des tomates cerises ou du basilic devant une fenêtre, pour montrer aux enfants que ce qu'il mange ne sort pas de nulle part. Ou encore, on cuisine de temps en temps quelque chose avec eux, pour qu'ils s'approprient le résultat final et qu'ils soient fiers de le manger et de le partager.

– Justement, en parlant de partage, c'est plus simple aussi si tout le monde est à table et mange la même chose. Il n'y a pas "le repas des enfants" et "celui des adultes". Au contraire, le fait de manger comme des adultes permet à l'enfant de grandir et d'accéder à une palette de goûts qu'il n'avait pas auparavant.

– Et puis enfin, il faut comprendre que l'enfant ne se dirige pas spontanément vers un aliment vert, peu rassasiant et fibreux parce que dans son petit cerveau primitif de mangeur, ça évoque plus le poison qu'un aliment qui lui ferait du bien. Il va donc falloir le rassurer aussi sur l'innocuité de ce qu'il mange et manger en même temps que lui, ça tombe bien, ça le rassure !