allo docteurs

Hier après-midi, j’étais sur le plateau du journal de la Santé en compagnie de Michel Cymes, Marina Carrère d’Encausse et Benoit Thevenet pour y évoquer les peurs que l’on peut avoir de nos jours à approcher son assiette : poulets lavés à la javel, poissons bourrés de métaux lourds, viande folle ou de cheval, OGM, pertubateurs endocriniens comment fait un une fois que l’on doit passer à table ?

 

Si, dans les accompagnements que je mets en place avec mes patients, la parole est au coeur de notre travail, elle peut parfois être insuffisante à certaines personnes. Celles qui ont du mal à mettre des mots sur leurs maux, leurs sensations, leurs ressentis. Pour celles-là, j’avais envie de proposer une alternative, ou plutôt un complément, sous une autre forme qu’un face-à-face : un atelier en petit groupe. 

Chez une psychologue, même diététicienne, la parole est la pierre angulaire d’une réconciliation avec son corps. Psychologie et diététique ou diététique et psychologie passent à la moulinettes des mots. De ceux du patient bien sur et des miens. Les mots nous sont indispensables pour informer, décrire des sensations, des émotions, du trop plein, de ce rapport compliqué entre nourriture et estime de soi.

Parfois, je rencontre des patients qui ont un peu de mal avec les mots. Qui ne parviennent pas à traduire verbalement ce qui est du domaine du corps. Comme si le canal de transmission entre corps et tête était bloqué. Ce corps, dont nous parlons tant, se tait. Il reste immobile. Alors qu’une thérapie, c’est un mouvement qui s’enclenche. Pour ces patients là, je cherchais une alternative qui permette d’exprimer les choses sans forcément verbaliser ou intellectualiser.

Et puis un jour, j’ai rencontré Maria Dantin, qui est thérapeute et danseuse.

Ce que nous avons en commun, elle et moi, c’est de chercher à réconcilier nos patients avec eux-mêmes. Avec Maria, nous avons beaucoup parlé. Nous avons parlé, danse, rythme, mîmes, méditation, chorégraphie, écoute du groupe. Et les ateliers sont nés. Ils s’appellent : « Marre des regimes » parce que ce qu’on cherche avec ce travail, c’est à remettre le corps, le plaisir, l’image de soi, le rapport à son volume, le poids des contraintes, au coeur d’un travail qui associe tête et corps. Pour que les patients puissent engager le corps dans un processus de réconciliation et trouver leur liberté de manger.

Ca se passe dans l’atelier de Maria, un lieu magnifique, en plein coeur de Bordeaux.

Pour la première fois, nous vous proposons ce stage, sur trois journées. Trois journées pour en finir avec les régimes à l’atelier Devinetre, 46 rue Paul Verlaine, les samedi 6 février, 5 mars et 9 avril. Cet atelier vous coûtera 390€ .

Pour plus d’information, vous avez une page dédiée sur mon site : CLIC. Vous pouvez également nous contacter par téléphone, Maria ou moi-même, nos coordonnées sont sur ce document de présentation. Bientôt sur le blog, je vous en dirai plus, en commençant par vous présenter Maria Dantin.

D’ici là, prenez soin de vous,

Flyer Laurence-1

Entre pilonnage de l'industrie agro-alimentaire et recommandations scientifiques, on ne laisse pas beaucoup de place à chacun pour décider du bien-fondé de manger un produit laitier à chaque repas. Tous les jours, je vois des patients qui s'obligent à terminer leur repas par un yaourt, pour être sûrs d'avoir suffisamment de calcium, au risque d'avaler des calories, sans plaisir, sans envie et sans besoin…

Prendre du calcium, c'est bien ; le fixer, c'est mieux. Pour ça, il faut de la vitamine D, qu'on trouve en petite quantité dans les produits laitiers, certains aliments gras (c'est une vitamine qui est dissoute dans la graisse donc, logique !), mais surtout, notre corps la fabrique grâce aux rayons du soleil sur notre peau. S'exposer 1/4h par jour, dès qu'on le peut, c'est une première bonne résolution. J'en veux pour preuve que, en Suède, les taux d'ostéoporose (pathologie des os qui sont fragilisés) sont les plus importants d'Europe et pourtant les suédoises sont aussi les plus grandes consommatrices de produits laitiers. La lumière, je vous dis, la lumière…

Alors qu'au Japon où on ne consomme pas de produits laitiers (en tous cas dans l'alimentation traditionnelle), on ne tombe pas en poussière à 50 ans. Parce que du calcium, on en trouve ailleurs que dans les produits laitiers. Où ? Dans l'eau (si elle contient plus de 150 mg/L), les sardines, les langoustines, les amandes, les choux (surtout les 2 sortes de choux chinois), le tofu, le sésame. Tiens, c'est rigolo, c'est dans des produits plutôt asiatiques… 

Et puis levons l'amalgam qui est fait sur les produits laitiers : certaines personnes – c'était le cas de Rachida Brakni qui était l'invitée du Grand 8 -, ne prennent pas de lait parce qu'elles ne le supportent pas. C'est souvent à cause du sucre du lait, le lactose. Bon à savoir : il n'y a pas de lactose du tout dans le fromage. On peut donc être intolérant au lactose et manger du fromage sans problème !

Mais surtout, surtout, si on sent qu'on ne supporte pas bien les produits laitiers, qu'on ne les digère pas, il n'y a aucune raison de se forcer sous prétexte que ce serait bon pour la santé. Ecoutez-vous, mangez-en si vous sentez que vous en avez envie ou besoin mais ne vous forcez surtout pas pour de mauvaises raisons ! Libérez-vous des diktats hygiénistes de l'alimentation.