Vous vous posez des questions sur ma pratique

Vous vous demandez ce qu’est mon métier, ma « méthode », combien de consultations il faut « compter », si je donne des « régimes »… Je n’ai pas de réponse toute faite à ces questions. Chaque individu est différent, particulier, spécifique. Mon métier de psychologue nutritionniste, c’est d’amener cet individu à devenir un mangeur autonome, libre de ses choix, heureux dans son corps.

Comment cela se passe-t’il ?
A qui une consultation s’adresse-t’elle ?
Combien cela coûte-t’il ? Comment est-ce remboursé ?
Comment se déroule une consultation par Skype ?
Quelle est la différence entre un diététicien et un nutritionniste ?
Ou cela se passe-t’il ?

Comment ça se passe ?

C’est une démarche, pas une méthode. Cela prend le temps que cela doit prendre, à raison d’un rendez-vous toutes les deux, trois ou quatre semaines, cela dépend des gens et on en discute ensemble. Rien n’est figé, mon patient n’est pas prisonnier, il est libre de venir et de revenir. Je ne donne pas de régime parce que je pense, et je sais qu’un régime restrictif, privatif et infantilisant, ne fait pas avancer sur la question du poids et ne calme pas le rapport qu’on a avec l’alimentation. En revanche, j’informe, je guide, je chasse les idées reçues, j’outille mes patients pour qu’ils puissent faire des choix en toute liberté et aller vers le corps qu’ils peuvent avoir, se réconcilier avec, perdre autant de kilos qu’ils pourront, sans pour se perdre.

C’est donc à deux que nous allons avancer sur une frontière invisible entre nutrition et psychologie. Entre ce qu’on met dans son assiette, dans sa bouche, et l’impact que cela peut avoir sur l’estime de soi, la confiance en soi, sur son corps, sur son poids et sur la perception qu’on en a. Nous allons parcourir ensemble l’alimentation et le poids depuis le début des problèmes (et même avant), en retraçant l’histoire, la façon dont les choses se sont crispées… L’impact des attentes déçues d’une mère, d’un père, les moqueries d’autres enfants, le regard juge d’un amoureux… Les sources sont nombreuses, en provenance de personnes bien intentionnées ou pas, mais qui abîment le regard que l’on porte sur soi.

 

A qui une consultation s’adresse-t’elle ?

Depuis dix ans, en libéral, j’ai rencontré plus de 1.500 personnes différentes. Leurs problématiques ne sont jamais exactement les mêmes :
Celle ou celui qui a fait des régimes depuis l’âge de 15 ans, qui a pris de nombreux kilos au fil de sa vie, qui ne supporte même plus le mot « régime », qui ne peut plus monter sur une balance (au fait ! Je ne pèse pas mes patients, il n’y a pas de balance dans mon cabinet), mais qui voudrait enfin (re)trouver un poids qui lui convienne…
La personne en fort surpoids, installé depuis toujours, avec des douleurs et des contraintes physiques qui lui rappellent tous les jours qu’elle est trop lourde.
La femme enceinte, ou qui vient d’accoucher, et qui souhaite apprendre à « bien » manger, pour elle et pour son bébé.
L’anorexique, ado, ou adulte qui ne s’est pas débarrassé de cette pathologie.
La boulimique, qui vit son problème (souvent) dans le secret et la culpabilité.
Celle qui n’a pris qu’1 ou 2 kilos par rapport à son poids habituel, mais qui les vit comme insupportables.
La petite mangeuse qui ne trouve pas son rythme dans notre fonctionnement à trois repas par jour.
Tous ceux qui sont pétris d’idées reçues par rapport au poids et qui sont en décalage avec leurs envies, leurs besoins…
Ceux qui ont une pathologie (diabète, cholestérol, gastrique, rénale, cardiaque, osseuse…), et à qui on impose des régimes qui ne sont pas toujours très efficaces sur la pathologie.
Ceux qui ont un métier ou un mode de vie qui leur impose un poids donné (danseur, comédien, sportif, homme ou femme d’affaires) mais qu’ils n’arrivent pas à maintenir ou au prix d’un effort considérable.

Et puis tous les autres, avec toutes les subtilités personnelles que cette liste ne rend évidemment pas…

Combien ça coûte et comment est-ce remboursé ?

Une consultation coûte minimum 80 euros, selon qu’on vient seul ou à deux, qu’on est à Paris ou à Bordeaux ou par Skype… Elle dure ¾ heures. Les consultations sont espacées d’environ 1 mois, sauf les premières qui sont un peu plus rapprochées. En grande moyenne, il faut compter un budget d’une consultation par mois. Ce sont des honoraires non conventionnés, qui ne sont donc pas pris en charge par la sécurité sociale, mais par certaines mutuelles, sur présentation d’une facture. Votre mutuelle prend peut-être en charge les honoraires de diététicien, ou bien ceux de psychologue. Demandez leur.

Comment se déroule une consultation par skype?

Que ce soit parce que les moyens de transport ne sont pas toujours aussi rapides que nous le voudrions ou parce que vous n’habitez ni en région parisienne, ni dans le Bordelais, je vous propose des consultations par téléphone ou par Skype. Puisque nos échanges sont exclusivement verbaux, et que je ne vous pèse pas, ni ne vous mesure, nous pouvons parfaitement cheminer ensemble, en face-à-face, mais à distance. En terme pratique, ça veut dire quoi ? Vous devez pouvoir vous octroyer un temps d’intimité : être seul, en sachant que vous ne serez pas dérangé, afin de pouvoir vous livrer en toute tranquillité. Vous devez avoir un ordinateur équipé d’une caméra, pour Skype, ou un téléphone qui permet de faire du Face Time, ou bien encore une appli Skype sur votre mobile. Vous pouvez également juste avoir un téléphone, pour des raisons pratiques ou si vous n’aimez pas l’image. Parfois, cette distance imposée par le téléphone laisse la place à une parole plus libérée… Cela dépend des gens. Vous prenez un rendez-vous, et à l’heure dite, je vous appelle sur votre ordinateur.

Quelle est la différence entre un diététicien et un nutritionniste ?

Etre diététicien, c’est avoir un titre qui est protégé par un décret de loi. Il faut avoir réussi un examen correspondant à un bac+2. C’est un professionnel de santé qui connaît très bien les aliments, la physiologie de la digestion, tout ce qui touche aux pathologies ayant un lien avec l’alimentation. Ses prestations sont « non conventionnées », donc ne sont pas remboursées par la sécurité sociale.

Le terme « nutritionniste » n’est pas protégé par la loi et ne correspond à aucune formation particulière. Concrètement, n’importe qui peut s’octroyer le titre de nutritionniste. Néanmoins, parce que souvent les médecins se disent aussi nutritionnistes, de nombreuses personnes pensent qu’il faut nécessairement être médecin pour être nutritionniste. C’est faux, et seules les prestations de médecine seront remboursées par la sécurité sociale.

Pour ma part, j’ai deux titres : « psychologue » et « diététicienne ». Pour le grand public, le terme « nutritionniste » évoque une prise en charge plus globale, plus respectueuse, que celui de diététicien qu’on associe souvent à l’idée d’un régime contraignant. C’est pour cette raison que j’ai préféré accoler le terme « nutritionniste » à mon titre de psychologue.

Où cela se passe-t’il ?

A Paris 6, au Centre Regus, 140 bis rue de Rennes. Horaires : 8h45 – 18h15, du lundi au vendredi


A Bordeaux, au 12 rue Tourat (Tram Paul Doumer ou CAPC). Horaires : 8h30 – 18h15, du lundi au vendredi


Laurence-Haurat