img_5345

 

Lundi dernier, j’étais aux côtés de Michel et Marine dans le Magazine de la Santé sur France 5 pour vous parler d’alimentation intuitive et de perte de poids. Et oui ! Il est possible de maigrir avec une alimentation proche de soi tout en se respectant et en prenant soin de son corps.

Quand on cherche à maigrir, nous pensons immédiatement aux régimes et, à l’heure actuelle, nous n’avons plus qu’à piocher tellement ils sont nombreux. Or, un rapport de l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation) a montré que les régimes amaigrissants étaient, d’une part, inefficaces sur le long terme et, d’autre part, préjudiciable à la santé. Alors, comment faire ? En cabinet, j’ai souvent recours à l’alimentation intuitive, un concept qui se base sur l’écoute de nos sensations alimentaires. Je vous en avais déjà toucher deux mots dans mon article « Maigrir simplement ». Dans cette chronique, je me suis attardée sur la sensation de faim.

Comment la reconnaitre ? Comment faire quand elle ne colle pas aux heures culturellement admises ? Comment gérer le décalage qu’elle occasionne parfois ? Parce que oui, quand on décide de s’écouter, on respecte notre individualité et on ne se retrouve pas toujours en phase avec les heures de repas culturellement admises. Heureusement, rien n’est figé ! Par exemple, on peut penser prendre un petit-déjeuner nomade qui se présente sous une autre forme que celui que l’on prend classiquement : des amandes, des fruits secs, des mélanges tout prêt dans les supermarchés, quelques crackers de table, faciles à sortir, à manger discrètement ou bien un riz au lait si vous disposez d’un petit frigo, un sandwich de pain avec beurre et confiture, un fruit frais… Voilà de quoi répondre à sa faim lorsqu’elle se présente. Enfin, si nous ne voulons pas perdre ce moment convivial à table avec vos enfants, vos amis, votre mari ou vos collègues, vous pouvez aussi adapter le contenu de votre assiette et ne manger que de la verdure, une salade, une soupe, un fruit et prendre un peu plus tard ce qui
manque à ce repas : un morceau de pain avec du fromage ou un yaourt par exemple, remonté du restaurant d’entreprise, et que vous mangerez avec appétit un peu plus tard dans l’après-midi.

En fait, le plus dur, c’est d’essayer des choses nouvelles. L’homme est très rassuré par ses habitudes. Mon conseil, pour savoir quel mangeur vous êtes fondamentalement, c’est de vous écouter, d’essayer, d’expérimenter : vous ne serez jamais dans l’erreur en étant respectueux de votre corps et de ses besoins, et c’est la meilleure manière de maigrir en douceur et durablement.

Vous pouvez revoir l’intégralité de cette émission au lien suivant. Attention, il ne sera possible de la revoir seulement une semaine !

 

 

 

« Mais qu’est-ce que tu leur réponds, à tes patientes, lorsqu’elles te demandent ça ?».

Cette petite question, c’est une de mes amies qui me la posait hier, dans une conversation de filles. Un debrief des vacances, des soirées, des apéros, du farniente pour en arriver à ses copines revues amincies après une année de régime. Les performances : – 12 kgs, -19 kgs… Et cette conversation, qu’elle avait eue avec elles et qui les avait toutes mises d’accord : les régimes, ça fait grossir. Sa mise en garde : « attention, les filles, il va falloir ne pas les reprendre, ces kilos, et les régimes restrictifs, ça amène souvent à faire le yoyo ». « Oui, ok », lui ont-elles répondu, « mais pour maigrir, comment on fait si on ne fait pas de régime ? ». Et c’est là qu’elle m’a demandé : « Mais qu’est-ce que tu leur réponds, à tes patientes, lorsqu’elles te demandent ça ?». Et elle a ajouté, comme si elle pressentait que ça n’allait pas l’être: « de manière simple ». Il n’y a pas de « manière simple » de répondre à cette question parce qu’elle n’est pas simple. Déjà, faut-il forcément maigrir ? Ou se sentir mieux dans son alimentation et dans son corps ? Apaiser l’image qu’on a de soi, lâcher ses idéaux d’un corps rêvé… Lorsque tout ça est bien clair et bien posé, le premier pas, c’est de dire : « mange quand tu as faim, ne mange pas quand tu n’as pas faim et mange à hauteur de ta faim ».

Quelques mots simples qui recouvrent un océan de questions, de résistances, de freins, d’idées reçues à combattre.

D’abord, il faut commencer par l’identifier, cette faim. Comprendre ce que c’est, comment elle s’exprime dans le corps, comment elle se manifeste. Ne pas la confondre avec l’envie de manger, les habitudes horaires, les rituels alimentaires. Et plus on a lutté contre sa faim, plus on a fait de régimes alimentaires, plus on est rentré dans des cadres, et moins le corps s’exprime clairement… Ou bien la tête l’entend-elle de façon déformée.

Et puis socialement, ça ne se fait pas de manger « quand on a faim ». « Et si c’est à 10h30, ou à 15h30 ? ». Ca veut dire qu’il faut accepter de s’autonomiser, même de se rebeller, de défendre son fonctionnement propre, ne pas rentrer dans le système culturel classique. Ou ruser, manger moins à l’heure classique, moins riche parce qu’on n’a pas faim, et manger quelque chose de plus consistant lorsqu’on a faim, même si c’est une heure inhabituelle pour les autres. Les enfants font ça très bien jusqu’à un certain âge : ils mangent quand ils ont faim, à hauteur de leur faim.

Et puis après, il faut arrêter de manger quand on n’a plus faim, même si le repas n’est pas fini. Mes patient.e.s sont toujours surpris.e.s de constater à quelle vitesse ils se rassasient, avec très peu de quantités. Lorsqu’ils sont plus conscients de leurs besoins, ils identifient aussi mieux le peu de quantité qu’il faut pour les couvrir. Mais les besoins physiques, c’est une chose. Après, il y a la sollicitation, la gourmandise, le goût de l’interdit ou de la rareté.

Finalement, la faim, le rassasiement, ce n’est qu’une porte d’entrée pour mieux s’écouter et se comprendre.

Ces deux indicateurs ne suffisent pas à faire la paix avec soi. Les enjeux sont souvent ailleurs : des aliments qu’on diabolise, des restrictions mal vécues, des régimes à répétition, une culpabilité, une estime de soi dégringolée, un clivage entre le corps et la tête, un corps qu’on n’aime pas assez, qu’on instrumentalise. Une de mes patientes me disait, après quelques consultations : « Moi de mon côté, depuis notre dernier échange, je travaille à ne plus me servir de mon corps comme d’un bouclier contre mes angoisses de la vie. J’ai décidé d’arrêter de le maltraiter, une étape avant celle d’en prendre soin je pense ». Je pense aussi…

Dans son livre FUCK LES REGIMES et dans cette vidéo, Chloé Hollings dit STOP aux régimes. Après s’être maltraitée des années durant, elle a décidé d’arrêter de se restreindre et de reprendre plaisir à manger. Petit à petit, elle a réussi à adoucir le regard qu’elle portait sur elle-même et elle a pu retrouver une forme d’alimentation plus intuitive. Oui, oui, c’est possible !

Les régimes et la restriction cognitive

Si vous prêtez bien attention à tous les régimes amaigrissants qui existent à l’heure actuelle, vous pourrez remarquer qu’on vous demandera toujours de retirer ci … ou ça. On peut aussi vous demander de calculer ce que vous mangez, en faisant attention aux grammages et aux calories. De manières plus subtiles, certains vous feront aussi croire que, dans ce régime, « tout est permis » mais on attendra de vous que chaque journée soit organisée de telle ou telle manière. Dans tous les cas, ces pratiques sont déresponsabilisantes, voire infantilisantes et surtout très restrictives. Chaque jour, vous devrez exercer un contrôle plus ou moins drastique sur votre alimentation et vous rentrerez doucement dans un cercle vicieux, bien connu par les psychologues, décrit par des études en 1976 : celui de la « restriction cognitive » (cf. schéma ci-dessous).

Vous commencerez par vous priver de certains aliments qui vous font habituellement plaisir et ressentirez petit à petit de la frustration. Au lieu de manger ce terrible muffin choco-noisette, vous opterez sagement pour une pomme, comme Dr. Régime vous l’aura strictement prescrit : « Si vous avez envie de chocolat, n’écoutez surtout pas votre corps et mentez lui en avalant un fruit, beaucoup moins calorique. » Lorsque la frustration est trop importante, ou qu’elle rencontre des événements extérieurs difficiles à vivre, les digues du contrôle cèdent à la pression, pour laisser place au craquage, au lâchage. Vous ne mangerez non pas un, mais peut-être deux muffins ou une tablette de chocolat ou encore un paquet entier de biscuits. Si le soulagement ou le plaisir est au rendez-vous, il sera de courte durée, vite effacé par la culpabilité.  Votre Mr Hyde intérieur sabotera votre estime en vous criant : « Mais voilà ! Regarde !! Tu n’as franchement pas de volonté ! T’es même pas capable de tenir ne serait-ce une semaine ! T’es vraiment nulle, nulle, nulle … Ne t’étonne pas d’être grosse ! ». L’estime de soi tombé dans les chaussettes, la seule perspective possible semble être de se restreindre à nouveau : « Bon demain, plus d’écart comme celui-là, c’est terminé ! Je ferai attention, et cette fois, pas de craquage ! ». Et vous revoilà à la case départ de ce cercle infernal …

Capture d’écran 2016-07-31 à 15.22.23

Suite à de nombreux régimes chroniques, votre alimentation risque alors de devenir obsessionnelle et il arrivera très certainement un stade où vous ne saurez même plus quoi avaler.

 

Un retour vers une alimentation intuitive grâce à une plus grande écoute de soi

Lâcher prise et manger en se faisant plaisir, c’est possible. C’est ce que je tente de faire avec mes patients tous les jours en cabinet, et c’est ce que Chloé Hollings a réussi à faire intuitivement et progressivement.

D’abord, en écoutant votre corps, vous vous rendrez compte qu’il peut être une mine d’informations pour vous aider à perdre du poids, sans vous priver. Notre corps est en effet doté d’un système de régulation complexe afin de réguler nos apports alimentaires. Celui-ci se manifeste par deux grandes sensations corporelles qui sont la faim et la satiété. La première se distingue de l’appétit qui, elle, a plutôt une origine psychologique que physiologique. Toutes ces sensations sont à apprivoiser, et cela demande du temps.

Or, ce n’est pas tout ! Pour écouter son corps, une toute petite ébauche d’acceptation de soi est nécessaire. On ne vous demande pas d’être « in love » de lui tout de suite mais il est primordial de lui faire confiance ne serait-ce qu’un tout petit peu pour commencer. Cela peut paraître paradoxal quand, pendant tant d’années, on vous a peut-être fait croire qu’il fallait simplement le faire taire. Accepter son corps, c’est donc commencer par lui prêter une oreille pour ensuite essayer de se laisser guider, et enfin le regarder d’un regard plus doux et plus juste. Votre corps n’est pas un adversaire mais une partie de vous, et c’est lutter contre lui qui est fatiguant, non pas l’inverse. Et puis … qui est le mieux placé pour savoir ce qui est bon pour vous ?

laurence qui rigole

Je voudrais profiter de ce moment privilégié où l’on se souhaite le meilleur de la santé, de la joie, de l’épanouissement pour vous proposer un petit marché : et si ces bonnes résolutions, ces paroles en apparence bienveillantes répétées ad libitum chaque jour, on les oubliait un peu…

Je ne vous présente pas tous mes voeux. Je n’en ai que deux. Deux petits voeux.

Mon voeu n°1 : se souhaiter le meilleur à soi-même, et peut-être un peu moins aux autres. Lancer un processus de paix avec son corps, avec son alimentation. Plutôt que de souhaiter un poids X pour entrer dans un bikini lambda, on prend comme bonne résolution de faire une caresse chaque soir sur ce petit bourrelet là, sur le côté, mais si, vous savez, celui au dessus de la hanche, celui à qui on lance le pire des regards assassins, un regard que l’on n’oserait porter sur personne. On décide d’aller danser, d’aller nager, de se faire masser, de sentir le vent dans ses cheveux, les sables dans ses doigts, l’eau sur ses jambes. On reprend contact avec notre corps, on laisse les autres le toucher, le regarder. Les éléments le contourner.

Mon voeu n°2 : profiter de tous les plaisirs de la vie. Y compris de celui de bien manger. Et si on se disait que la culpabilité alimentaire était restée coincée en 2015 ? Enfermée pour toujours sur le dernier morceau de gâteau avalé le 31 décembre à 23h56. Alors en 2016, on profite ! On mange du chocolat en le dégustant dans une savoureuse caresse buccale. On mange de la glace ou une tranche de foie gras, du pain de seigle et du beurre avec ses huitres, du paté ou du saucisson. On chaparde le goûter des enfants quand on a faim ? Et on profite de ces moments là en les faisant durer. Pas à toute vitesse, en étant honteux et coupable, mais en savourant chaque seconde.

J’ai l’impression que si tous mes patients renouaient le contact avec leur corps et leur plaisir, loin des règles de diététique ou des diktats des interdits, alors ils avanceraient. Parce que maigrir c’est accepter de vivre avec et pour soi. Tout entier. Ame et corps. Et c’est dans cet esprit là que je continuerai à vous accompagner, à travers mes consultations, mais aussi avec des outils nouveaux, un stage, notamment, co-animé avec Maria Dantin, une thérapeute danseuse, pour comprendre comment remettre à l’équilibre son corps, sa tête et son assiette.

Bonne année à tous !

Laurence

Hier, matinée colloque. C'est rare que je me rende dans ce genre d'endroit mais là, le thème m'avait plu, l'affiche était alléchante et la distribution n'était pas mal. Toute la fine fleur de la sociologie française s'occupant de nutrition était présente. Et il est bon d'aller écouter ce que d'autres, qui regardent les choses avec un autre oeil, peuvent avoir à dire aussi. Humilité, humilité, c'est le maître mot de ce métier. Il y a toujours à apprendre, à remettre en cause les acquis, à confronter ses idées…

Bon, là, c'était la fondation Nestlé qui organisait ses 2èmes Assises (rien que ça) et la remise des Nids d'Or. Pour connaître le côté officiel de la chose, rentrez dans le "nid".

Qu'est-ce que de mon côté, j'y ai appris ?

– D'abord, que Eric Orsenna qui est le président de la cérémonie, est quelqu'un d'intelligent, de drôle et très à l'écoute. Eric Orsenna, one point.

– Que les français restent le peuple qui passe toujours le plus de temps à table. Juste derrière nous, les néo-zélandais. J'avais spontanément une vraie sympathie pour ces gens là, et bien je l'aie encore plus. Côté nutrition, ça rassure les chercheurs de savoir qu'on passe beaucoup de temps à table parce c'est le garant du socle de l'alimentation française : on mange pour se nourrir, oeuf corse, mais aussi pour partager, échanger, créer du lien, fêter des choses ensemble. Et ce "ensemble" nous assure de manger plus lentement qu'ailleurs, de prendre le temps de déguster, de nous faire plaisir. Et ça, c'est la seconde pièce maîtresse de l'édifice : se faire plaisir, donner du plaisir, prendre du plaisir, partager le plaisir… bref, se nourrir de plaisir. Temps passé à table, one point.

– Que les français, de génération en génération, dépensent de moins en moins d'argent pour manger. On est chacun né à une certaine époque et cette époque a vécu un changement dans l'environnement alimentaire. Par exemple, moi je suis de 68 et c'est la fin de la génération "low-cost". Beuah ! Dans ma génération, il semblerait donc qu'on achète à petit prix, qu'on aime les marques distributeurs…

                Toi aussi, trouve ta génération. Si tu es né entre  :

                1917-1926 : époque Rationnement (se passe de commentaire)

                1927-1936 : époque Réfrigérateur (eh oui… pas de frigo, pas de tupper, à l'époque, quel dommage – cf note précédente…)

                1937-1946 : époque Robot (ménager, ben oui, quoi d'autre ?)

                1947-1956 : époque Supermarché (trop bien, 200 000 produits tous plus tentants les uns que les autres et toute une génération qui passait ses samedis au Mammouth du coin, ne dites pas non, j'y étais. Je faisais à l'époque, en tant qu'étudiante, des démonstrations de produits formidables et notamment le Coca Light qui arrivait en France et que je faisais déguster ! Oui, moi ! Je ne savais pas ce que je faisais, j'invoque l'irresponsabilité de mes 18 ou 20 ans et la méconnaissance absolu de ce qu'étaient et seraient le light et l'aspartam. En tous cas, je voyais des familles entières qui passaient le vendredi soir, le samedi matin et encore le samedi après-midi. C'était bien, la galerie commerciale du Mammouth !)

                1957-1966 : époque Aliments Services (je crois que ça veut dire commande, livraisons, etc mais je ne suis pas sûre parce qu'on n'a pas cru bon de nous l'expliquer et on ne pouvait pas poser de questions)

                1967-1976 : époque Low Cost (la mienne, ouais, pas glorieux. Ca veut dire que nous, on dépense 10% de notre budget en alimentation quand la génération Rationnement en dépense 20%)

                1977-1986 : époque Plateau Repas (télé. A ce propos, Eric Orsenna m'a bien fait rire en parlant des émissions de cuisine à la télé. Il a dit approximativement : "la télé a envahi notre table et bien maintenant, la table se venge en envahissant la télé". Bien vu Eric, re-one point)

                1987-1996 : époque Nomades (on mange dehors, on transporte sa nourriture, on avale en marchant, en faisant autre chose. Pas bon, ça, pour la digestion…)

                Et la grande question à 100 000 : que sera la génération 1997-2006 ???

– J'ai aussi appris grâce à Claude Fischler, sociologue de l'alimentation, que les plats préférés des français sont dans l'ordre : le magret de canard, les moules frites et le couscous. Monsieur Fischler avait l'air de déplorer que sa bonne blanquette soit descendue du podium… En même temps, les goûts évoluent, c'est normal et le couscous reste quand même un plat très complet et très intéressant nutritionnellement parlant. Et les moules frites comme le couscous sont aussi des plats qu'on partage.

Claude Fischler nous a rassuré sur le fait que les repas "à la française" gardaient leurs spécificités, lesquelles nous protégeaient d'ailleurs, en terme de santé : temps accordé au repas, variété des aliments, plaisir à manger,  notamment des produits frais et méfiance vis-à-vis des supplémentations vitaminiques et des OGM. 

– Et puis aussi, il y a eu Arnaud Basdevant qui, avec son air humble et sa vue basse, a assumé le rôle du "médecin de service" comme il se plait à le dire. Il nous en a d'ailleurs servi une bien bonne, lui qui est le patron du service Nutrition de la Pitié Salpêtrière mais aussi celui du Programme National Nutrition Santé (PNNS) dont la communication est notamment faite sous les pubs télé à base de "manger moins gras, moins salé, moins sucré", etc… A la question de l'animatrice qui voulait savoir si les interdits alimentaires religieux créaient des problèmes nutritionnels et de poids, il a répondu que les interdits tout courts en créaient et notamment chez les obèses (la population qu'il soigne). En effet, nous a-t-il expliqué, les obèses sont pleins de représentations négatives sur de nombreux aliments. Il a donc précisé que le premier travail à faire auprès de ses patients, consistait à lever ces interdits et à travailler sur les représentations qu'ils avaient des aliments.

Moi j'applaudis des deux mais. Mais je trouve que pour quelqu'un qui a validé les campagnes de comm du PNNS qui ne font que renforcer l'idée d'aliments néfastes pour la santé et d'autres bénéfiques, il ne manque pas d'air. C'est entre autres grâce à ces campagnes qu'on n'est pas prêt d'arriver au bout du système de représentations de l'alimentation chez les français… Merci le PNNS !

 

C'était lors du chat du site bonjour-docteur en lien avec l'émission du Magazine de la Santé, sur France 5. Il venait d'y avoir un débat entre le Dr Dukan et le Dr Zermati, suivi attentivement par les détracteurs des régimes – de celui de Dukan en particulier – mais aussi par ses fans.

3 spécialistes – Dr Zermati, Dr Danchin et moi-même -, étions réunis pour répondre aux nombreuses questions que vous vous posez sur les régimes. 

Comme quoi, les régimes continuent à beaucoup nous interpeler : entre envie d'y succomber et intuition que ce n'est pas toujours facile de se restreindre, le message que nous avons voulu faire passer pendant ce chat était celui du respect de soi et de ses sensations alimentaires ; celui de la meilleure gestion de ses émotions. Bref, sortir de la restriction alimentaire pour aller vers une vie de mangeur et d'individu sereins, en paix avec son assiette et avec son corps.

 

Aujourd'hui, au Magazine de la Santé, sur France 5, je serai l'invitée du jour vers 13h45 ou 13h50, interviewée par Michel Cymès et Marina Carrère d'Encausse. Une promo d'enfer pour notre livre "Libérons l'assiette de nos enfants" !

Honte à moi, c’est vrai que n’avoir rien publier depuis mi-juin, ce n’est plus une trêve estivale, c’est un tunnel sans fin !

Et pourtant, je travaille, avec mes patients, au quotidien ainsi qu’à des projets plus long terme, à mon retour à la télévision, aux ateliers de cuisine du Ritz « forme, santé, saveur » qui ne se sont pas arrêtés durant tout l’été… Et ça porte ses fruits puisque je serai de retour à la télévision en tant que chroniqueuse hebdomadaire (!) dans les Maternelles de France 5 pour parler de la nutrition des femmes enceintes ou pas, des mamans, des femmes qui allaitent et des enfants entre 0 et 6 ans. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, l’émission est reprise dans son intégralité sur internet pendant 1 semaine, je mettrai les liens, c’est promis !

Diffusion tous les mardis, sur France 5, aux alentours de 9h45… je vous espère au rendez-vous ou au moins sur le net !

Et puis en parlant de télévision, je suis aussi passée sur Direct 8 dans une émission « bien-être » où j’ai pu expliquer en détail le type de prise en charge qui était la mienne. Je vais essayer de la poster mais ça dure une heure, je pense que ça risque d’être difficile.

A l’occasion de la diffusion de cette émission le 19/8, plusieurs internautes m’ont interpelée sur ce blog ou sur ma boîte email pour me poser un grand nombre de questions très personnelles. Malheureusement, ce blog ne peut pas se substituer à une consultation dans les règles de l’art. Néanmoins, un certain nombre des problématiques abordées dans ces questions sont intéressantes et je vais m’appliquer à y répondre en termes généraux dans les jours à venir.

Honte à moi, c'est vrai que n'avoir rien publier depuis mi-juin, ce n'est plus une trêve estivale, c'est un tunnel sans fin !

Et pourtant, je travaille, avec mes patients, au quotidien ainsi qu'à des projets plus long terme, à mon retour à la télévision, aux ateliers de cuisine du Ritz "forme, santé, saveur" qui ne se sont pas arrêtés durant tout l'été… Et ça porte ses fruits puisque je serai de retour à la télévision en tant que chroniqueuse hebdomadaire (!) dans les Maternelles de France 5 pour parler de la nutrition des femmes enceintes ou pas, des mamans, des femmes qui allaitent et des enfants entre 0 et 6 ans. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, l'émission est reprise dans son intégralité sur internet pendant 1 semaine, je mettrai les liens, c'est promis !

Diffusion tous les mardis, sur France 5, aux alentours de 9h45… je vous espère au rendez-vous ou au moins sur le net !

Et puis en parlant de télévision, je suis aussi passée sur Direct 8 dans une émission "bien-être" où j'ai pu expliquer en détail le type de prise en charge qui était la mienne. Je vais essayer de la poster mais ça dure une heure, je pense que ça risque d'être difficile.

A l'occasion de la diffusion de cette émission le 19/8, plusieurs internautes m'ont interpelée sur ce blog ou sur ma boîte email pour me poser un grand nombre de questions très personnelles. Malheureusement, ce blog ne peut pas se substituer à une consultation dans les règles de l'art. Néanmoins, un certain nombre des problématiques abordées dans ces questions sont intéressantes et je vais m'appliquer à y répondre en termes généraux dans les jours à venir.

On ne tient plus le compte des cours de cuisine qui affichent complets plusieurs mois à l'avance. Du plus luxueux au plus convivial, chacun y trouve ce qu'il cherche et (re)découvre avec bonheur le plaisir de cuisiner, de partager, de goûter, de déguster et de faire connaître.

Le CREDOC (qui mène des études sur l'évolution des comportements de nos contemporains) s'est intéressé au phénomène et a sorti très récemment une étude sur le sujet ; qui a été analysée et commentée par "Psychologies.com" dans un article sur internet, pour lequel j'ai pu donner mon éclairage, en tant que psychologue ET diététicienne. A lire en cliquant ici.