Comme je vous l’expliquais la semaine dernière, le samedi 6 février débutera le premier volet d’un stage que je vais co-animer à Bordeaux avec Maria Dantin pour se réconcilier avec son corps. Nous avons appelé ce stage Ras le bol des régimes. C’est parlant n’est ce pas ?

Et quelle meilleure façon pour vous expliquer ce que nous allons faire que de vous présenter Maria. Alors je lui ai envoyé quelques petites questions auxquelles elle a répondu avec sa chaleur naturelle et je l’en remercie. Je vous présente Maria Dantin.

Bonjour Maria, peux tu nous dire qui tu es et quel est ton métier ?

Je suis danseuse, chorégraphe, praticienne en pédagogie perceptive, mère de 5 enfants, formatrice en accompagnement de la personne dans son parcours de vie. J’ai 4 axes de travail dans mon atelier, l’accompagnement de la personne, la formation, la création, l’enseignement dans différents milieux professionnels, en groupe et en individuel. Cette multiplicité est riche d’expérience, d’apprentissage et de collaboration. J’ai besoin de ces axes pour avoir une pratique globale.

En quoi penses tu que le mouvement peut aider une personne à reprendre contact avec son corps ?

Ma connaissance ou mon expertise c’est le corps dans ses multiples dimensions, anatomique, créatif, et comme support à l’apprentissage de soi dans ses perceptions, donc sensoriel. Il me semble essentiel pour une compréhension globale que le corps prenne place dans toute démarche thérapeutique ou analytique de la personne.

Quel est ton rapport au poids ?

Comprendre comment l’on bouge et par la suite ce que raconte le mouvement de la personne est une façon nouvelle d’aborder le problème du poids, c’est une lecture corporelle avec ses zones perçues et Im perçues, et  d’interroger le rapport à l’espace.

La pleine conscience, la méditation, le bien-être sont des termes que l’on entend beaucoup, utilises tu ces techniques ? Quel bénéfice peut on en tirer ?

Oui bien sur ces techniques permettent un centrage et une prise de recul sur les émotions et une posture à la fois corporelle et attentionnelle à soi.

Peux tu raconter notre rencontre ?

Nous nous sommes rencontrées via « une amie commune » et tu es venue me présenter ton travail. Nous avons très vite travaillé sur un projet commun qui mettrait du sensoriel et du corporel à son approche de la nutrition , des effets régimes et du comportement frustrant qu’ils induisent , constatant que tes patients avaient des difficultés à sentir ou ressentir leurs états émotionnels, le travail sur le corps dans sa perception que je propose est complémentaire , je travail beaucoup en groupe,  et l’envie de ces stages est venue à nous.

Que vont faire nos stagiaires ces trois samedis ?

Les personnes vont y trouver de l’expérience, du concret, le corps ne ment pas !!! Il nous informe même … C’est une mise en situation vivante d’une « théorie « , d’un vécu, par une appropriation du corps. J’espère que les participants découvriront une nouvelle approche d’eux-mêmes  dans leurs rapports à leur alimentation …ils vont se réconcilier !

Quel conseil donnerais tu aux futurs participants au stage ?

Mon conseil c’est qu’ils viennent simplement curieux et ils aborderont le changement qui leur convient !

Merci Maria, de partager avec nous tes compétences. Si vous vouliez participer aux stages, toutes les informations sont ICI. N’hésitez pas à nous appeler pour vous inscrire.

Marre des regimes

 

Si, dans les accompagnements que je mets en place avec mes patients, la parole est au coeur de notre travail, elle peut parfois être insuffisante à certaines personnes. Celles qui ont du mal à mettre des mots sur leurs maux, leurs sensations, leurs ressentis. Pour celles-là, j’avais envie de proposer une alternative, ou plutôt un complément, sous une autre forme qu’un face-à-face : un atelier en petit groupe. 

Chez une psychologue, même diététicienne, la parole est la pierre angulaire d’une réconciliation avec son corps. Psychologie et diététique ou diététique et psychologie passent à la moulinettes des mots. De ceux du patient bien sur et des miens. Les mots nous sont indispensables pour informer, décrire des sensations, des émotions, du trop plein, de ce rapport compliqué entre nourriture et estime de soi.

Parfois, je rencontre des patients qui ont un peu de mal avec les mots. Qui ne parviennent pas à traduire verbalement ce qui est du domaine du corps. Comme si le canal de transmission entre corps et tête était bloqué. Ce corps, dont nous parlons tant, se tait. Il reste immobile. Alors qu’une thérapie, c’est un mouvement qui s’enclenche. Pour ces patients là, je cherchais une alternative qui permette d’exprimer les choses sans forcément verbaliser ou intellectualiser.

Et puis un jour, j’ai rencontré Maria Dantin, qui est thérapeute et danseuse.

Ce que nous avons en commun, elle et moi, c’est de chercher à réconcilier nos patients avec eux-mêmes. Avec Maria, nous avons beaucoup parlé. Nous avons parlé, danse, rythme, mîmes, méditation, chorégraphie, écoute du groupe. Et les ateliers sont nés. Ils s’appellent : « Marre des regimes » parce que ce qu’on cherche avec ce travail, c’est à remettre le corps, le plaisir, l’image de soi, le rapport à son volume, le poids des contraintes, au coeur d’un travail qui associe tête et corps. Pour que les patients puissent engager le corps dans un processus de réconciliation et trouver leur liberté de manger.

Ca se passe dans l’atelier de Maria, un lieu magnifique, en plein coeur de Bordeaux.

Pour la première fois, nous vous proposons ce stage, sur trois journées. Trois journées pour en finir avec les régimes à l’atelier Devinetre, 46 rue Paul Verlaine, les samedi 6 février, 5 mars et 9 avril. Cet atelier vous coûtera 390€ .

Pour plus d’information, vous avez une page dédiée sur mon site : CLIC. Vous pouvez également nous contacter par téléphone, Maria ou moi-même, nos coordonnées sont sur ce document de présentation. Bientôt sur le blog, je vous en dirai plus, en commençant par vous présenter Maria Dantin.

D’ici là, prenez soin de vous,

Flyer Laurence-1

Dans notre grande série : "à la rencontre des assistants maternels et des personnes s'occupant de personnes âgées", nous étions aujourd'hui à Blanquefort, juste à côté de Bordeaux, dont j'étais, du coup, la régionale de l'étape !

Ce grand tour de France, entamé il y a plus de 3 ans avec la CFTC Santé-Sociaux, a pour but d'offrir aux assistants maternels, aux  parents et aux personnes s'occupant de personnes âgées, un temps de sensibilisation, d'information et d'échanges autour des questions d'alimentation. Ca prend la forme d'une conférence, d'un atelier culinaire avec Laura Annaert et d'un cocktail déjeunatoire. 

Aujourd'hui, nous étions donc au Château Grattequina, dans le Médoc, à côté de Bordeaux, un château planté entre la Garonne et un immense champ. La salle possédait une grande cheminée, avec une belle flambée, juste derrière la scène. 

C'était un joli moment, pendant lequel Anne-Laure, Yasmina, Chantal, Véronique et tant d'autres, ont pu poser leurs questions, discuter entre elles, rigoler un coup, goûter, comprendre, se rassurer… C'est pour cela que j'aime autant ces moments d'échange ! Cette note est pour elles et pour toutes celles et ceux qui auraient envie de nous faire part de leurs bons trucs, de leurs adresses ou de leurs questions…

Samedi 13 décembre au matin, retrouvons-nous pour une conférence que j'animerai sur le thème : "le bien être vient en mangeant… à tout âge". La conférence sera suivie d'un atelier culinaire animé par Laura Annaert (MamanChef), et la matinée se clôturera par un cocktail déjeunatoire. L'événement se déroule au Château Grattequina, avenue de Labarde à Blanquefort. La réservation est conseillée au 01 42 58 58 89.

 

 

Invit Conf Bordeaux

 

Sur Europe 1(à la 53ème minute et 40 secondes), ce soir, j'étais face à 2 médecins, David Benchetrit et Pierre Dukan. La grande mode, en ce moment, c'est de promouvoir l'idée, avec laquelle je suis parfaitement d'accord, que les régimes sont néfastes. Malheureusement, les médecins ne savent pas quoi proposer d'autre que des régimes pour remplacer les régimes.

Quand j'ai demandé en off à D. Benchetrit pourquoi il avait écrit "Je maigris concrètement – Finie la dictature des régimes" alors que sur son site, il propose des régimes..? Il m'a répondu, droit dans les yeux, que le mot "régime" était banni, interdit sur son site. Bizarre, voici ce qui est en première page de son site :

Capture d’écran 2013-04-05 à 22.18.12

 

Une fois de plus, le discours donne envie mais la réalité est toujours tristement la même : un médecin donne un régime amaigrissant parce qu'il ne sait faire que cela. Si on rentre dans le détail de cette méthode, on se rend compte qu'il s'agit d'un régime hypocalorique, d'abord hyperprotidique. Bref, c'est un régime, restrictif, privatif, cadré et cadrant donc infantilisant.

Maintenant, il faut se rappeler d'une chose : tout régime fonctionne, à court terme. Mais l'euphorie d'un amaigrissement suivie du désespoir d'une reprise de poids altère toujours l'estime de soi.

Et moi, mon but en tant que thérapeute, ce n'est pas de sauver le monde, c'est de regonfler l'estime de soi de mes patients pour qu'ils trouvent les ressources de faire face à leurs émotions, qu'ils comprennent d'où viennent leurs problèmes avec leur alimentation, qu'ils s'autorisent le droit de savoir ce qui est bon ou pas pour eux et qu'ils ne dépendent pas d'une méthode ou d'un coach à vie… Ca s'appelle la liberté !

On me demande souvent ce que c'est que mon métier, quelle est ma "méthode", combien de consultations il faut "compter", si je donne des "régimes"… Je n'ai pas de réponse toute faite à ces questions. Chaque individu est différent, particulier, spécifique. Mon métier de psychologue nutritionnsite, c'est d'amener cet individu à devenir un mangeur autonome, libre de ses choix, heureux dans son corps.

C'est une démarche, pas une méthode. Ca prend le temps que ça doit prendre, à raison d'un rendez-vous toutes les 2, 3 ou 4 semaines, ça dépend des gens et on en discute ensemble. Rien n'est figé, mon patient n'est pas prisonnier, il est libre de venir et de revenir. Je ne donne pas de régime parce que je pense, je sais et je suis convaincue qu'un régime restrictif, privatif et infantilisant ne fait pas avancer sur la question du poids et ne calme pas le rapport qu'on a avec l'alimentation. En revanche, j'informe, je guide, je chasse les idées reçues, j'outille mes patients pour qu'ils puissent faire des choix en toute liberté et aller vers le corps qu'ils peuvent avoir, se réconcilier avec, perdre autant de kilos qu'ils pourront, sans pour autant se perdre.

C'est donc à deux qu'on va avancer sur une frontière invisible entre nutrition et psychologie. Entre ce qu'on met dans son assiette, dans sa bouche et la façon dont ça impacte sur son estime de soi, sa confiance en soi, sur son corps, sur son poids et sur la perception qu'on en a. On va parcourir ensemble l'alimentation et le poids depuis le début des problèmes, et même avant, en retraçant l'histoire, la façon dont les choses se sont crispées, l'impact des attentes déçues d'une mère, d'un père, les moqueries d'autres enfants, le regard juge d'un amoureux… (liste non exhaustive de toutes les personnes bien intentionnées ou pas qui abîment le regard qu'on porte sur soi).

Cette démarche, c'est une rencontre entre deux individus et une histoire de confiance : confiance en moi, et puis confiance en soi, pour mes patients, avec une certitude : celle d'aller enfin mieux avec son alimentation et son corps.

Pour me joindre et caler un rendez-vous, c'est facile, il suffit d'aller sur "à propos de l'auteur", juste au-dessus de la photo, dans la colonne de droite !

… Et sur ma chaise longue au soleil tout pâle de mars… Il est là, il est sorti, il sent bon le sable chaud et il contient de quoi entamer une réflexion sur son poids et ses kilos qui sort un peu de l'ordinaire. Une journaliste me demandait tout à l'heure : "mais votre thèse, c'est qu'il faut s'accepter même si on a 3 kilos de trop ?". Non, ce n'est pas ça, la thèse. C'est de trouver le poids dans lequel on se sent bien et de pouvoir y rester, sans frustration ni restriction.

Ce n'est pas possible ? DSCN4867

Lisez le livre, vous verrez que si !

 

Voici ce que m'a envoyé ma copine Ghislaine, au très beau blog : sexe, drogue et nutrition et qu'elle a trouvé hier dans le Quotidien du Médecin.

Pour une fois qu'un médecin ose dire tout haut ce que certains pensent tout bas, je ne vais pas me priver de reproduire cet article que vous trouverez ci-dessous. 

Si on se ballade un peu sur ce blog, on voit que j'ai déjà écrit plusieurs fois à ce sujet : ici en juillet 2010 et  en 2008 alors qu'on ne parlait pas encore du "bon docteur" Dukan. Ce que je crois, c'est que ceux qui ont testé et qui ont regrossi se reconnaîtront dans ce que dit la patiente dans l'article. Ceux qui ont testé et n'ont pas regrossi (car il y en a certainement, sinon, comment expliquer la gourou-attitude de certains fans de ?), ne comprendront rien à la finesse des propos de cette patiente et de son médecin…

 

Tribune libre 

Moins 23, plus 30, l’histoire d’une femme qui voulait maigrir

Le Quotidien du Médecin 12/12/2011  

Dans le texte ci-dessous, le Dr Annie Lacuisse-Chabot, endocrinologue, relate l’histoire d’une de ses patientes, âgée de 33 ans, qui pour maigrir, a eu recours à un régime en vogue. Dans un premier temps, elle a perdu 23 kg puis en a repris 30 à l’arrêt du régime.

MME E.L. me consulte début juillet 2011. C’est une grande jeune femme de 1m74, musclée. Elle a 33 ans. Elle a pris dix premiers kg lors de l’arrêt de la natation de compétition à 16 ans, en a repris quelques-uns à l’arrêt du tabac à 20 ans. Deux grossesses à 25 ans et 27 ans l’ont amenée à une centaine de kilos.

Elle pèse aujourd’hui 107 kg. Elle a décidé en mai 2009 (en fait 3 mois après une cholécystectomie pour lithiase), me dit-elle, de suivre le régime Dukan. Elle a très précisément commencé le régime le 14 mai 2009. Un livre va devenir son vade-mecum pour quelques mois. Elle surligne les phrases. Trois mois plus tard, elle pèse… 23 kg de moins (110 – 87). Le gastro-entérologue, devant la remontée des transaminases, lui demande fin juillet d’arrêter immédiatement ce régime. En décembre 2010, elle pèse… 117 kilos, soit 30 kilos de plus !

Lors de notre deuxième consultation, 15 jours plus tard, elle arrive en posant le livre sur mon bureau.

« Au début, me raconte-t-elle, vous êtes transportée par le concept (elle dira la plupart du temps « vous » lors de cet échange et très peu « je »). Vous lisez un livre et vous vous dites que c’est quelqu’un qui vous a compris, qui va vous faire perdre du poids rapidement. D’ailleurs, en le parcourant avant de venir, j’ai vu « Le gros avoue sans honte »*. Je me suis demandé comment j’avais pu supporter cette expression " le gros ". En fait à l’époque, je m’étais dit : " il faut appeler un chat un chat. Je suis une grosse !" Aussi on a, dans ce livre, l’idée que, en gros, " le gros ", il aime bouffer ! Vous vous mettez à maigrir. Vous êtes transporté au début dans une espèce de toute puissance. Je n’ai jamais consommé de drogue, mais c’est l’idée que je m’en fais. En deux mois, moins 20 kg. Vous remettez des petites robes, vous n’allez plus au rayon 44, vous remettez un petit 40. Vous vous élevez. Vous n’êtes plus du tout en rapport avec votre corps. Il y a plusieurs facteurs qui sont présents. Vous avez votre enveloppe, vous la connaissez, mais quand vous vous voyez en photo, il y a un décalage. Il y a aussi une représentation de la balance dans la tête. Par exemple, vous avez l’habitude de voir votre balance montrer 100 ou 110 kg. Quand vous perdez du poids trop rapidement, vous déconnectez.

« À un moment, après trois semaines un mois, je n’avais plus faim. C’est dur de manger cinq steaks par jour. Vous avez une sorte d’arrogance par rapport au gros qui n’a pas réussi à se prendre en main. C’est étrange comme sentiment. Ce n’est plus cohérent. J’ai relu mes annotations sur le livre. La lecture du livre vous fait y croire. Je voyais : " Mangez aussi souvent que vous le désirez ". Ce n’est pas logique. Mes parents m’ont élevée en mangeant quatre fois par jour. J’ai écrit en face : " Comment identifier ses pulsions ? ". On a envie d’y croire.

« À partir du deuxième mois, il y a une sorte de mépris pour ce que l’on a été. C’est de la toute-puissance. Vous mangez deux steaks hachés, deux faux-filet, deux soles, un demi-kilo de fromage blanc…

J’ai dû arrêter brutalement parce que le médecin me l’a demandé. Les premiers temps, vous continuez à perdre du poids. Bien sûr qu’on réagit aux frustrations qu’on a rencontrées, on fait une razzia chez Mac Do, chez Ladurée. Vous êtes bien. Vous vous dites : ces kilos perdus, c’est de l’acquis.

Et puis, un matin, vous vous réveillez trois semaines plus tard, vous avez repris huit kilos. Et ensuite c’est l’engrenage. Je suis passée de 110 kg à 90 kg avec le régime, j’ai perdu trois kilos dans les semaines suivantes, et je pesais 117 kg en début d’année 2011. »

« Par rapport à mon échec…», me dit-elle quelques phrases plus tard. Je lui demande de quel échec il s’agit. « C’est par rapport au livre. J’ai nié le vrai problème. Et en plus il m’appelle la grosse. J’ai l’impression de m’être fait berner. C’est un mélange de colère et de plein de choses. Mais c’est un mal pour un bien. La descente a été très difficile. (Elle parle du moment où elle a réalisé qu’elle pesait 117 kg).Mais j’ai pris conscience de toute une série de choses. »

› Dr ANNIE LACUISSE-CHABOT

*Également dans le livre Je ne sais pas maigrir, édition 2009 augmentée, page 19 et 20, « Le gros qui désire maigrir a besoin d’un régime qui démarre vite… Le gros amaigri et victorieux… »

PS. Les 20 dernières années ont montré l’inefficacité à moyen terme des régimes hyperprotéiques chez l’immense majorité des personnes en surpoids ou obèses, leur inadéquation ou leur non-innocuité, que ce soit dans le domaine somatique, comportemental ou psychologique.

Il est d’autre part étonnant qu’aucun médecin, psychologue, soignant, patient porteur ou atteint d’obésité n’ait noté l’utilisation de cette dénomination « Le gros » ou « La grosse » pour parler de patients atteints d’obésité. Faut-il qu’il y ait encore de la honte dans ce domaine pour l’accepter aussi sereinement.

A écouter, pour se mettre en bouche, sourire et réfléchir, cette chronique dans le Midi-deux, sur Le Mouv'.

 (Côté technique, on va dans le MidiDeux, on podcaste et on avance jusqu'à 13h15 (ou 3/4h avant la fin)).

C'est une chronique dans laquelle Nathalie Leruch s'indigne du business des régimes et des rêves effondrés de ceux qui y ont cru.

Pour compléter cette interview et pour ceux qui se demandent alors si on peut maigrir sans régime, la réponse est OUI ! On peut maigrir en cherchant à se faire du bien, dans tous les sens du terme, en se faisant pleinement plaisir, sans exclure aucun aliment et sans perdre en convivialité. Est-ce miraculeux, cela tient-il dans une pilule, faut-il être béni par une fée à la naissance pour arriver à un tel prodige ? Faut-il souffrir, se faire du mal, pleurer ou se cacher pour manger les choses qu'on aime ? Non, et re-non !
En revanche, il faut réfléchir, penser à soi, mieux se comprendre, interpréter ses fonctionnements, retrouver son libre-arbitre pour décider de ce qu'on mange, bref, il faut accepter de devenir un mangeur adulte auquel personne ne peut dicter ce qui est bon pour lui car la seule personne qui le sache… c'est lui-même ! C'est ça, la psychologie et la nutrition réunies dans une même approche…