LH point de felicite

Le 28 mars dernier j’étais sur le plateau du journal de la Santé pour y évoquer le fameux point de félicité ou point F.

En plus du replay de l’émission, j’ai voulu laisser ici quelques éléments complémentaires de ma chronique pour que vous puissiez en profiter.

« A la recherche du point de félicité »

Vous déplorez un rapport compulsif à l’alimentation ? des grignotages intempestifs ? Vous ne pouvez pas vous arrêter quand vous avez mis le nez dans quelque chose de gras, salé ou sucré ? Par exemple des bonbons, des biscuits apéros, des cacahuètes salées, du fromage ou du chocolat ? La vidéo de cette chronique est pour vous !

Il faut dire que tout est fait, dans notre alimentation, pour nous donner envie de manger. Les quantités de sucre, de sel et de gras sont mesurées très précisément pour que le plaisir qu’on a à les manger soit très vite maximal. C’est l’orgasme des papilles. On l’appelle le point de félicité – ou le point F. Ca fonctionne un peu pareil que le point G et le plaisir sexuel : on stimule, le plaisir monte, augmente, plafonne (ça s’appelle l’orgasme), et retombe inéluctablement, même si on continue la stimulation, qui d’ailleurs, peut devenir presque désagréable.

Les industriels agro-alimentaires utilisent beaucoup ce point F pour composer les aliments et nous rendre addicts.

Alors, comment faire pour ne pas tomber le nez dans les aliments ?

Je me suis dit qu’il suffisait de retourner cette découverte au profit des consommateurs. Dans un premier temps, plus la quantité de sucre  augmente, plus le plaisir augmente. D’ailleurs, le plaisir existe déjà dans l’anticipation de ce qu’on va manger « humm, j’ai du bon chocolat, tout à l’heure, je m’en fais un carré ». Le plaisir commence à grimper. Puis on mange un carré, deux carrés, trois, quatre… bref, autant qu’il en faut pour se dire « tiens, la bouchée que je viens de prendre a moins de goût, me fait moins plaisir que la précédente ». On a alors atteint le point F. Même si vous continuez à prendre du chocolat, le plaisir ne sera plus aussi intense qu’au démarrage.

On continue en général à manger parce qu’on ne veut pas que le plaisir se termine. Alors on se dit que la bouchée suivante sera aussi bonne que la première, la plus intense. Comme ça ne marche pas, on en prend une autre, et une autre. Alors qu’il suffirait, à ce moment là, de s’arrêter, replier sa tablette de chocolat, et se dire qu’on en remangera une autre fois, lorsqu’on en aura envie et dans la quantité suffisante pour obtenir le maximum de plaisir. Sans avoir à faire face à la culpabilité… En effet, combien de patients, dans mon cabinet, racontent qu’ils mangent quelque chose sensé leur faire plaisir, mais qu’ils terminent pour terminer, pour se débarrasser du problème, et en se sentant terriblement coupables d’en avoir trop mangé. Et ça, c’est vrai pour la plupart des personnes, qu’elles aient – ou pas – des problèmes de poids.

Pour jongler au mieux avec le plaisir et trouver ce fameux point F, Il faut se mettre dans les conditions d’une dégustation : prendre le temps de manger, de ressentir du plaisir. Stimuler ses sens, tous ses sens : regarder ce qu’on mange, sentir avant même de porter l’aliment à sa bouche. Se poser la question de ce qu’on aime ou pas dans ce qu’on mange : l’aliment, le type de chocolat, le morceau de fromage est-il à la hauteur de nos attentes ? Se donner l’espace psychologique et mental de profiter du plaisir pour repérer le moment où ce plaisir commence à être moindre. Le point F est atteint. A ce moment là, on sait qu’on ne pourra plus ressentir plus de plaisir, si ce n’est en se souvenant de ce délicieux moment.

Lorsque vous fonctionnez comme cela, vous avez la possibilité, dès que vous en avez envie, de retrouver l’aliment que vous aimez tant, en faisant un beau pied de nez à ceux qui voudraient vous en faire manger plus… C’est top !

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Hier après-midi, j’étais sur le plateau du journal de la Santé en compagnie de Michel Cymes, Marina Carrère d’Encausse et Benoit Thevenet pour y évoquer les peurs que l’on peut avoir de nos jours à approcher son assiette : poulets lavés à la javel, poissons bourrés de métaux lourds, viande folle ou de cheval, OGM, pertubateurs endocriniens comment fait un une fois que l’on doit passer à table ?

 

Pas simple d'être un enfant en surpoids, mais pas facile non plus d'être parent d'un enfant en surpoids… Comment fonctionner avec un enfant en surpoids, quelles sont les ressources, que dire ou ne pas dire ? Comment ne pas le stigmatiser ?

C'était la dernière chronique psychologie et nutrition, sur le Magazine de la Santé, sur France 5. C'est accessible à la 38ème minute et 40 secondes…

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Lundi dernier, j'ai fait ma deuxième chronique sur le Magazine de la Santé (France 5), qui permet de comprendre vers qui se tourner quand on a un problème avec son poids ou son corps. Pour revoir la chronique ou en relire le contenu, rendez-vous sur le site allodocteurs.fr ou en cliquant ici

Voilà ce qu'il en ressortait :

– Un psychothérapeute considère souvent que le poids n'est qu'un symptôme et ne travaille pas sur le poids et le rapport à l'alimentation. En revanche, il peut être amené à travailler avec un(e) diététicien(ne).

– Un médecin nutritionniste peut prescrire des analyses, prendre en compte le corps dans son intégralité, mais se tourne souvent vers des régimes pré-formatés, sans prise en charge de l'aspect psychologique, affectif ou émotionnel de l'alimentation, sauf s'il travaille en collaboration avec un psy.

– Un psychologue-diététicien (ou psychologue-nutritionniste) a lui, un double regard : il aide à comprendre les émotions, les liens entre la tête et le corps ou la tête et l'assiette et il peut en même temps outiller la personne sur la dimension purement alimentaire. Il est particulièrement adapté pour les personnes qui sentent que ça ne se passe pas que dans l'assiette ou dans les calories. La personne sent bien que son problème se situe aussi dans le rapport un peu compulsif qu'elle peut avoir avec les aliments, les compensations au stress, les envies de se remplir…

 

On parlait du mythe des aliments allégés et de la pensée magique. J'ai eu 7 minutes pour déglinguer des idées reçues et des croyances (les yaourts allégés, le surimi, les jus de fruits, le soda light, le chocolat noir), pour que vous puissiez faire vos choix en connaissance de cause, pour de bonnes raisons et non pas pour satisfaire aux sirènes du marketing.

C'était en direct, sur France 5, entre 13h30 et 14h30, sur le Magazine de la santé. Vous pouvez retrouver la chronique en cliquant sur ce lien et lancer la vidéo ou en relire le contenu, mis en ligne par le site www.allodocteurs.fr

N'hésitez pas à me faire part de vos remarques, réflexions et pensées sur ce sujet. Les commentaires vous sont ouverts !

La prochaine, c'est à la même heure, lundi 12 janvier !

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Cette fois, on s'y met à 2 pour promouvoir la bonne alimentation, bonne pour le goût et pour la santé, auprès des parents et des enfants : L'émission les Maternelles accueille Laura Annaert, Mamanchef et moi-même pour une semaine de recettes de cuisine et conseils nutritionnels associés.

 

Ca se regarde tous les matins, à 9h50, dans l'émission, en cliquant sur le lien de Pluzz, le site de rediffusion des émissions de France TV. Pour aller directement sur la rediff de l'émission, c'est sur le site les Maternelles et c'est à la 51ème minute. Attention, les rediffs ne seront disponibles qu'une seule semaine, mais on peut retrouver les recettes de Laura sur le site des Maternelles ou sur son site à elle, de Mamanchef.

Vous êtes de ceux qui finissent les assiettes des enfants pour ne pas jeter ? Ou bien votre assiette au restaurant parce que vous avez payé ?  Vous mangez deux yaourts au lieu d'un seul parce qu'ils arrivent à date de péremption ? Alors, vous souffrez du "syndrôme de la poubelle"

OK, il n'est pas répertorité par l'OMS, mais il est tellement partagé que j'ai du mal à croire qu'il n'ait pas encore été exploré par des instances plus scientifiques que moi. Ca correspond au fait de ne pas vouloir jeter des aliments à la poubelle et du coup, à les jeter dans soi, pour leur éviter la poubelle… A se prendre soi-même pour une poubelle, donc, puisque si on mange sans en avoir besoin, on gâche tout autant les aliments que si on les avait jetés…

Ca a fait l'objet d'une chronique ce lundi 2/12, sur le Magazine de la Santé, animé par Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes, sur France 5.

Pour la voir, vous cliquez sur ce lien et si vous préférez ne voir que ça, vous allez direct à 36'50 (elle restera en ligne jusqu'à lundi 9/12). 

 

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80% des femmes sont enfermées dans le cercle vicieux de la restriction cognitive. Vous ne savez pas ce que c'est ? Vous n'êtes pas sûr(e)s d'être concerné(e)s ?

Pour le savoir, c'est le moment de regarder le Magazine de la Santé à la 37ème minute.  

Cette chronique restera en ligne jusqu'au lundi 2/12 seulement. 

 

Lundi 2 décembre, justement, je ferai une autre chronique dans la même émission, avec Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymès ! Je suis ravie de pouvoir m'exprimer dans une émission intelligente où on peut parler simplement de choses compliquées !

Vous connaissez, c'est sûr : autant, tout ce qui est blanc, un peu mou, légèrement sucré, voire un peu fade passe très bien chez les enfants, autant ce qui est vert, fibreux, légèrement amer ou acide est évité, voire rejeté. Et même s'ils ont été super téméraires les années précédentes. Il va falloir tenir le coup dans ce grand jeu de patience qu'est la découverte alimentaire : leurs goûts vont évoluer, ils vont manger des aliments chez Tatie Pépette qu'ils ne mangeront pas chez vous, ils vont vous faire devenir chèvre et pourtant… c'est normal, chez 75% des enfants. Ca s'appelle la "néophobie" et ça touche 3/4 des enfants de 2-3 ans à 7-8 ans. 

Il y a plusieurs raisons à cela :

– Le fait que la nouveauté, ça fait peur. Côté parents, pour rassurer, il faut montrer l'exemple, manger avec plaisir ce qu'on propose à l'enfant. S'il voit que c'est bon pour vous, il en aura moins peur… Et puis, il va falloir vous armer de patience : on peut être amené à reproposer jusqu'à 16 fois un même aliment, sous la même forme ! Oui, 16 fois, c'est beaucoup mais la plupart du temps, l'acceptation se fait plus tôt. On peut aussi faire pousser des tomates cerises ou du basilic devant une fenêtre, pour montrer aux enfants que ce qu'il mange ne sort pas de nulle part. Ou encore, on cuisine de temps en temps quelque chose avec eux, pour qu'ils s'approprient le résultat final et qu'ils soient fiers de le manger et de le partager.

– Justement, en parlant de partage, c'est plus simple aussi si tout le monde est à table et mange la même chose. Il n'y a pas "le repas des enfants" et "celui des adultes". Au contraire, le fait de manger comme des adultes permet à l'enfant de grandir et d'accéder à une palette de goûts qu'il n'avait pas auparavant.

– Et puis enfin, il faut comprendre que l'enfant ne se dirige pas spontanément vers un aliment vert, peu rassasiant et fibreux parce que dans son petit cerveau primitif de mangeur, ça évoque plus le poison qu'un aliment qui lui ferait du bien. Il va donc falloir le rassurer aussi sur l'innocuité de ce qu'il mange et manger en même temps que lui, ça tombe bien, ça le rassure !

Ca faisait un moment que cette idée de chronique me trottait dans la tête : lorsque je vois celle de mes patients lorsque je leur explique un peu de quoi sont constitués certains aliments qu'ils considèrent comme légers, je me rends compte qu'il faut faire tourner les infos. C'est chose faite avec ma dernière chronique sur D8, dans le Grand 8. 

J'ai pris 5 aliments : surimi, galettes de riz soufflées, yaourt 0%, chocolat noir et mozzarella. Si vous adorez ça, mangez les ; mais si vous vous forcez en espérant économiser quelques calories, oubliez ces aliments :

– le surimi, il contient des glucides (sucres), sous plusieurs formes ; l'équivalent de 2 morceaux de sucre pour 6 bâtonnets

– les galettes de riz soufflées, sous leurs airs de céréales, réagissent dans le corps comme si on mangeait des morceaux de sucre blanc

– les yaourts 0% apportent 20 calories de moins que des yaourts au lait entier. Economie calorique marginale, mais une texture, un goût, une onctuosité perdus… Dommage !

– le chocolat noir, aussi calorique, moins sucré mais plus gras que le chocolat au lait. Autant prendre celui qu'on préfère

– la mozzarella de bufflone, avec ses 23% de matières grasses, est un vrai fromage, malgré son aspect laiteux, sa blancheur et l'eau dans laquelle elle flotte. Une boule pèse 125g, c'est donc bien calorique…