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Lundi dernier, j’étais aux côtés de Michel et Marine dans le Magazine de la Santé sur France 5 pour vous parler d’alimentation intuitive et de perte de poids. Et oui ! Il est possible de maigrir avec une alimentation proche de soi tout en se respectant et en prenant soin de son corps.

Quand on cherche à maigrir, nous pensons immédiatement aux régimes et, à l’heure actuelle, nous n’avons plus qu’à piocher tellement ils sont nombreux. Or, un rapport de l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation) a montré que les régimes amaigrissants étaient, d’une part, inefficaces sur le long terme et, d’autre part, préjudiciable à la santé. Alors, comment faire ? En cabinet, j’ai souvent recours à l’alimentation intuitive, un concept qui se base sur l’écoute de nos sensations alimentaires. Je vous en avais déjà toucher deux mots dans mon article « Maigrir simplement ». Dans cette chronique, je me suis attardée sur la sensation de faim.

Comment la reconnaitre ? Comment faire quand elle ne colle pas aux heures culturellement admises ? Comment gérer le décalage qu’elle occasionne parfois ? Parce que oui, quand on décide de s’écouter, on respecte notre individualité et on ne se retrouve pas toujours en phase avec les heures de repas culturellement admises. Heureusement, rien n’est figé ! Par exemple, on peut penser prendre un petit-déjeuner nomade qui se présente sous une autre forme que celui que l’on prend classiquement : des amandes, des fruits secs, des mélanges tout prêt dans les supermarchés, quelques crackers de table, faciles à sortir, à manger discrètement ou bien un riz au lait si vous disposez d’un petit frigo, un sandwich de pain avec beurre et confiture, un fruit frais… Voilà de quoi répondre à sa faim lorsqu’elle se présente. Enfin, si nous ne voulons pas perdre ce moment convivial à table avec vos enfants, vos amis, votre mari ou vos collègues, vous pouvez aussi adapter le contenu de votre assiette et ne manger que de la verdure, une salade, une soupe, un fruit et prendre un peu plus tard ce qui
manque à ce repas : un morceau de pain avec du fromage ou un yaourt par exemple, remonté du restaurant d’entreprise, et que vous mangerez avec appétit un peu plus tard dans l’après-midi.

En fait, le plus dur, c’est d’essayer des choses nouvelles. L’homme est très rassuré par ses habitudes. Mon conseil, pour savoir quel mangeur vous êtes fondamentalement, c’est de vous écouter, d’essayer, d’expérimenter : vous ne serez jamais dans l’erreur en étant respectueux de votre corps et de ses besoins, et c’est la meilleure manière de maigrir en douceur et durablement.

Vous pouvez revoir l’intégralité de cette émission au lien suivant. Attention, il ne sera possible de la revoir seulement une semaine !

 

 

 

« Mais qu’est-ce que tu leur réponds, à tes patientes, lorsqu’elles te demandent ça ?».

Cette petite question, c’est une de mes amies qui me la posait hier, dans une conversation de filles. Un debrief des vacances, des soirées, des apéros, du farniente pour en arriver à ses copines revues amincies après une année de régime. Les performances : – 12 kgs, -19 kgs… Et cette conversation, qu’elle avait eue avec elles et qui les avait toutes mises d’accord : les régimes, ça fait grossir. Sa mise en garde : « attention, les filles, il va falloir ne pas les reprendre, ces kilos, et les régimes restrictifs, ça amène souvent à faire le yoyo ». « Oui, ok », lui ont-elles répondu, « mais pour maigrir, comment on fait si on ne fait pas de régime ? ». Et c’est là qu’elle m’a demandé : « Mais qu’est-ce que tu leur réponds, à tes patientes, lorsqu’elles te demandent ça ?». Et elle a ajouté, comme si elle pressentait que ça n’allait pas l’être: « de manière simple ». Il n’y a pas de « manière simple » de répondre à cette question parce qu’elle n’est pas simple. Déjà, faut-il forcément maigrir ? Ou se sentir mieux dans son alimentation et dans son corps ? Apaiser l’image qu’on a de soi, lâcher ses idéaux d’un corps rêvé… Lorsque tout ça est bien clair et bien posé, le premier pas, c’est de dire : « mange quand tu as faim, ne mange pas quand tu n’as pas faim et mange à hauteur de ta faim ».

Quelques mots simples qui recouvrent un océan de questions, de résistances, de freins, d’idées reçues à combattre.

D’abord, il faut commencer par l’identifier, cette faim. Comprendre ce que c’est, comment elle s’exprime dans le corps, comment elle se manifeste. Ne pas la confondre avec l’envie de manger, les habitudes horaires, les rituels alimentaires. Et plus on a lutté contre sa faim, plus on a fait de régimes alimentaires, plus on est rentré dans des cadres, et moins le corps s’exprime clairement… Ou bien la tête l’entend-elle de façon déformée.

Et puis socialement, ça ne se fait pas de manger « quand on a faim ». « Et si c’est à 10h30, ou à 15h30 ? ». Ca veut dire qu’il faut accepter de s’autonomiser, même de se rebeller, de défendre son fonctionnement propre, ne pas rentrer dans le système culturel classique. Ou ruser, manger moins à l’heure classique, moins riche parce qu’on n’a pas faim, et manger quelque chose de plus consistant lorsqu’on a faim, même si c’est une heure inhabituelle pour les autres. Les enfants font ça très bien jusqu’à un certain âge : ils mangent quand ils ont faim, à hauteur de leur faim.

Et puis après, il faut arrêter de manger quand on n’a plus faim, même si le repas n’est pas fini. Mes patient.e.s sont toujours surpris.e.s de constater à quelle vitesse ils se rassasient, avec très peu de quantités. Lorsqu’ils sont plus conscients de leurs besoins, ils identifient aussi mieux le peu de quantité qu’il faut pour les couvrir. Mais les besoins physiques, c’est une chose. Après, il y a la sollicitation, la gourmandise, le goût de l’interdit ou de la rareté.

Finalement, la faim, le rassasiement, ce n’est qu’une porte d’entrée pour mieux s’écouter et se comprendre.

Ces deux indicateurs ne suffisent pas à faire la paix avec soi. Les enjeux sont souvent ailleurs : des aliments qu’on diabolise, des restrictions mal vécues, des régimes à répétition, une culpabilité, une estime de soi dégringolée, un clivage entre le corps et la tête, un corps qu’on n’aime pas assez, qu’on instrumentalise. Une de mes patientes me disait, après quelques consultations : « Moi de mon côté, depuis notre dernier échange, je travaille à ne plus me servir de mon corps comme d’un bouclier contre mes angoisses de la vie. J’ai décidé d’arrêter de le maltraiter, une étape avant celle d’en prendre soin je pense ». Je pense aussi…

Dans son livre FUCK LES REGIMES et dans cette vidéo, Chloé Hollings dit STOP aux régimes. Après s’être maltraitée des années durant, elle a décidé d’arrêter de se restreindre et de reprendre plaisir à manger. Petit à petit, elle a réussi à adoucir le regard qu’elle portait sur elle-même et elle a pu retrouver une forme d’alimentation plus intuitive. Oui, oui, c’est possible !

Les régimes et la restriction cognitive

Si vous prêtez bien attention à tous les régimes amaigrissants qui existent à l’heure actuelle, vous pourrez remarquer qu’on vous demandera toujours de retirer ci … ou ça. On peut aussi vous demander de calculer ce que vous mangez, en faisant attention aux grammages et aux calories. De manières plus subtiles, certains vous feront aussi croire que, dans ce régime, « tout est permis » mais on attendra de vous que chaque journée soit organisée de telle ou telle manière. Dans tous les cas, ces pratiques sont déresponsabilisantes, voire infantilisantes et surtout très restrictives. Chaque jour, vous devrez exercer un contrôle plus ou moins drastique sur votre alimentation et vous rentrerez doucement dans un cercle vicieux, bien connu par les psychologues, décrit par des études en 1976 : celui de la « restriction cognitive » (cf. schéma ci-dessous).

Vous commencerez par vous priver de certains aliments qui vous font habituellement plaisir et ressentirez petit à petit de la frustration. Au lieu de manger ce terrible muffin choco-noisette, vous opterez sagement pour une pomme, comme Dr. Régime vous l’aura strictement prescrit : « Si vous avez envie de chocolat, n’écoutez surtout pas votre corps et mentez lui en avalant un fruit, beaucoup moins calorique. » Lorsque la frustration est trop importante, ou qu’elle rencontre des événements extérieurs difficiles à vivre, les digues du contrôle cèdent à la pression, pour laisser place au craquage, au lâchage. Vous ne mangerez non pas un, mais peut-être deux muffins ou une tablette de chocolat ou encore un paquet entier de biscuits. Si le soulagement ou le plaisir est au rendez-vous, il sera de courte durée, vite effacé par la culpabilité.  Votre Mr Hyde intérieur sabotera votre estime en vous criant : « Mais voilà ! Regarde !! Tu n’as franchement pas de volonté ! T’es même pas capable de tenir ne serait-ce une semaine ! T’es vraiment nulle, nulle, nulle … Ne t’étonne pas d’être grosse ! ». L’estime de soi tombé dans les chaussettes, la seule perspective possible semble être de se restreindre à nouveau : « Bon demain, plus d’écart comme celui-là, c’est terminé ! Je ferai attention, et cette fois, pas de craquage ! ». Et vous revoilà à la case départ de ce cercle infernal …

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Suite à de nombreux régimes chroniques, votre alimentation risque alors de devenir obsessionnelle et il arrivera très certainement un stade où vous ne saurez même plus quoi avaler.

 

Un retour vers une alimentation intuitive grâce à une plus grande écoute de soi

Lâcher prise et manger en se faisant plaisir, c’est possible. C’est ce que je tente de faire avec mes patients tous les jours en cabinet, et c’est ce que Chloé Hollings a réussi à faire intuitivement et progressivement.

D’abord, en écoutant votre corps, vous vous rendrez compte qu’il peut être une mine d’informations pour vous aider à perdre du poids, sans vous priver. Notre corps est en effet doté d’un système de régulation complexe afin de réguler nos apports alimentaires. Celui-ci se manifeste par deux grandes sensations corporelles qui sont la faim et la satiété. La première se distingue de l’appétit qui, elle, a plutôt une origine psychologique que physiologique. Toutes ces sensations sont à apprivoiser, et cela demande du temps.

Or, ce n’est pas tout ! Pour écouter son corps, une toute petite ébauche d’acceptation de soi est nécessaire. On ne vous demande pas d’être « in love » de lui tout de suite mais il est primordial de lui faire confiance ne serait-ce qu’un tout petit peu pour commencer. Cela peut paraître paradoxal quand, pendant tant d’années, on vous a peut-être fait croire qu’il fallait simplement le faire taire. Accepter son corps, c’est donc commencer par lui prêter une oreille pour ensuite essayer de se laisser guider, et enfin le regarder d’un regard plus doux et plus juste. Votre corps n’est pas un adversaire mais une partie de vous, et c’est lutter contre lui qui est fatiguant, non pas l’inverse. Et puis … qui est le mieux placé pour savoir ce qui est bon pour vous ?

LH point de felicite

Le 28 mars dernier j’étais sur le plateau du journal de la Santé pour y évoquer le fameux point de félicité ou point F.

En plus du replay de l’émission, j’ai voulu laisser ici quelques éléments complémentaires de ma chronique pour que vous puissiez en profiter.

« A la recherche du point de félicité »

Vous déplorez un rapport compulsif à l’alimentation ? des grignotages intempestifs ? Vous ne pouvez pas vous arrêter quand vous avez mis le nez dans quelque chose de gras, salé ou sucré ? Par exemple des bonbons, des biscuits apéros, des cacahuètes salées, du fromage ou du chocolat ? La vidéo de cette chronique est pour vous !

Il faut dire que tout est fait, dans notre alimentation, pour nous donner envie de manger. Les quantités de sucre, de sel et de gras sont mesurées très précisément pour que le plaisir qu’on a à les manger soit très vite maximal. C’est l’orgasme des papilles. On l’appelle le point de félicité – ou le point F. Ca fonctionne un peu pareil que le point G et le plaisir sexuel : on stimule, le plaisir monte, augmente, plafonne (ça s’appelle l’orgasme), et retombe inéluctablement, même si on continue la stimulation, qui d’ailleurs, peut devenir presque désagréable.

Les industriels agro-alimentaires utilisent beaucoup ce point F pour composer les aliments et nous rendre addicts.

Alors, comment faire pour ne pas tomber le nez dans les aliments ?

Je me suis dit qu’il suffisait de retourner cette découverte au profit des consommateurs. Dans un premier temps, plus la quantité de sucre  augmente, plus le plaisir augmente. D’ailleurs, le plaisir existe déjà dans l’anticipation de ce qu’on va manger « humm, j’ai du bon chocolat, tout à l’heure, je m’en fais un carré ». Le plaisir commence à grimper. Puis on mange un carré, deux carrés, trois, quatre… bref, autant qu’il en faut pour se dire « tiens, la bouchée que je viens de prendre a moins de goût, me fait moins plaisir que la précédente ». On a alors atteint le point F. Même si vous continuez à prendre du chocolat, le plaisir ne sera plus aussi intense qu’au démarrage.

On continue en général à manger parce qu’on ne veut pas que le plaisir se termine. Alors on se dit que la bouchée suivante sera aussi bonne que la première, la plus intense. Comme ça ne marche pas, on en prend une autre, et une autre. Alors qu’il suffirait, à ce moment là, de s’arrêter, replier sa tablette de chocolat, et se dire qu’on en remangera une autre fois, lorsqu’on en aura envie et dans la quantité suffisante pour obtenir le maximum de plaisir. Sans avoir à faire face à la culpabilité… En effet, combien de patients, dans mon cabinet, racontent qu’ils mangent quelque chose sensé leur faire plaisir, mais qu’ils terminent pour terminer, pour se débarrasser du problème, et en se sentant terriblement coupables d’en avoir trop mangé. Et ça, c’est vrai pour la plupart des personnes, qu’elles aient – ou pas – des problèmes de poids.

Pour jongler au mieux avec le plaisir et trouver ce fameux point F, Il faut se mettre dans les conditions d’une dégustation : prendre le temps de manger, de ressentir du plaisir. Stimuler ses sens, tous ses sens : regarder ce qu’on mange, sentir avant même de porter l’aliment à sa bouche. Se poser la question de ce qu’on aime ou pas dans ce qu’on mange : l’aliment, le type de chocolat, le morceau de fromage est-il à la hauteur de nos attentes ? Se donner l’espace psychologique et mental de profiter du plaisir pour repérer le moment où ce plaisir commence à être moindre. Le point F est atteint. A ce moment là, on sait qu’on ne pourra plus ressentir plus de plaisir, si ce n’est en se souvenant de ce délicieux moment.

Lorsque vous fonctionnez comme cela, vous avez la possibilité, dès que vous en avez envie, de retrouver l’aliment que vous aimez tant, en faisant un beau pied de nez à ceux qui voudraient vous en faire manger plus… C’est top !

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Hier après-midi, j’étais sur le plateau du journal de la Santé en compagnie de Michel Cymes, Marina Carrère d’Encausse et Benoit Thevenet pour y évoquer les peurs que l’on peut avoir de nos jours à approcher son assiette : poulets lavés à la javel, poissons bourrés de métaux lourds, viande folle ou de cheval, OGM, pertubateurs endocriniens comment fait un une fois que l’on doit passer à table ?

 

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Ces derniers mois, j’ai travaillé activement aux côtés d’une entreprise dont j’aime les valeurs, les produits et l’approche client : BEABA. Béaba, pour ceux qui n’ont pas eu de bébés dans leur vie est une entreprise française de puériculture. Le babycook ou la veilleuse lutin pour ne citer qu’eux sont des produits phares de cette marque.

Non content de permettre aux parents de nourrir sainement leurs bébés, Béaba a voulu créer une application pour mobiles et tablettes réellement utile aux parents. Des recettes, des conseils nutritionnels, des vidéos tutos, cette appli est pensée pour vous faciliter la vie et vous permettre d’offrir à votre bébé une alimentation saine et variée. Alors quand les équipes de Béaba m’ont appelée pour me demander d’être leur expert nutrition sur ce projet d’application mobile, je n’ai pas eu à hésiter bien longtemps. Tout me parlait.

Après des mois de travail en conception de recettes, écriture de conseils, astuces culinaires, tournage de vidéos des conseils, l’application est là. Disponible gratuitement pour les parents sur playstore et sur applestore.

Qu’allez vous y trouver ?

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  • des recettes donc, parfaitement équilibrées classées en fonction de l’âge du bébé et de la saison. L’appli génère même des menus pour votre semaine. Avec les recettes, mes conseils nutritions et mes conseils cuisine en vidéo. C’est ludique, simple et rapide.
  • les femmes enceintes pourront également profiter de cette appli bien avant l’arrivée de leur bébé puisque des conseils nutrition et recettes leur sont également dédiées.
  • un service après-vente pour vos objets béaba
  • vos préférences pour que votre compte soit bien paramétré
  • la boutique la plus proche si vous cherchiez un objet béaba

Je vous laisse regarder tout ça sur la vidéo de présentation de l’appli : CLIC.

Voilà, j’espère que vous apprécierez cette appli autant que j’ai apprécié travailler sur le projet. Vous pouvez ranger vos livres de cuisine et désormais dégainer vos smartphones à côté de vos babycook. Vos bébés vont se régaler.

N’hésitez pas à partager dans les commentaires votre expérience avec l’appli et à me raconter comment vous faites pour nourrir votre bébé.

 

 

 

Comme je vous l’expliquais la semaine dernière, le samedi 6 février débutera le premier volet d’un stage que je vais co-animer à Bordeaux avec Maria Dantin pour se réconcilier avec son corps. Nous avons appelé ce stage Ras le bol des régimes. C’est parlant n’est ce pas ?

Et quelle meilleure façon pour vous expliquer ce que nous allons faire que de vous présenter Maria. Alors je lui ai envoyé quelques petites questions auxquelles elle a répondu avec sa chaleur naturelle et je l’en remercie. Je vous présente Maria Dantin.

Bonjour Maria, peux tu nous dire qui tu es et quel est ton métier ?

Je suis danseuse, chorégraphe, praticienne en pédagogie perceptive, mère de 5 enfants, formatrice en accompagnement de la personne dans son parcours de vie. J’ai 4 axes de travail dans mon atelier, l’accompagnement de la personne, la formation, la création, l’enseignement dans différents milieux professionnels, en groupe et en individuel. Cette multiplicité est riche d’expérience, d’apprentissage et de collaboration. J’ai besoin de ces axes pour avoir une pratique globale.

En quoi penses tu que le mouvement peut aider une personne à reprendre contact avec son corps ?

Ma connaissance ou mon expertise c’est le corps dans ses multiples dimensions, anatomique, créatif, et comme support à l’apprentissage de soi dans ses perceptions, donc sensoriel. Il me semble essentiel pour une compréhension globale que le corps prenne place dans toute démarche thérapeutique ou analytique de la personne.

Quel est ton rapport au poids ?

Comprendre comment l’on bouge et par la suite ce que raconte le mouvement de la personne est une façon nouvelle d’aborder le problème du poids, c’est une lecture corporelle avec ses zones perçues et Im perçues, et  d’interroger le rapport à l’espace.

La pleine conscience, la méditation, le bien-être sont des termes que l’on entend beaucoup, utilises tu ces techniques ? Quel bénéfice peut on en tirer ?

Oui bien sur ces techniques permettent un centrage et une prise de recul sur les émotions et une posture à la fois corporelle et attentionnelle à soi.

Peux tu raconter notre rencontre ?

Nous nous sommes rencontrées via « une amie commune » et tu es venue me présenter ton travail. Nous avons très vite travaillé sur un projet commun qui mettrait du sensoriel et du corporel à son approche de la nutrition , des effets régimes et du comportement frustrant qu’ils induisent , constatant que tes patients avaient des difficultés à sentir ou ressentir leurs états émotionnels, le travail sur le corps dans sa perception que je propose est complémentaire , je travail beaucoup en groupe,  et l’envie de ces stages est venue à nous.

Que vont faire nos stagiaires ces trois samedis ?

Les personnes vont y trouver de l’expérience, du concret, le corps ne ment pas !!! Il nous informe même … C’est une mise en situation vivante d’une « théorie « , d’un vécu, par une appropriation du corps. J’espère que les participants découvriront une nouvelle approche d’eux-mêmes  dans leurs rapports à leur alimentation …ils vont se réconcilier !

Quel conseil donnerais tu aux futurs participants au stage ?

Mon conseil c’est qu’ils viennent simplement curieux et ils aborderont le changement qui leur convient !

Merci Maria, de partager avec nous tes compétences. Si vous vouliez participer aux stages, toutes les informations sont ICI. N’hésitez pas à nous appeler pour vous inscrire.

Marre des regimes

 

Si, dans les accompagnements que je mets en place avec mes patients, la parole est au coeur de notre travail, elle peut parfois être insuffisante à certaines personnes. Celles qui ont du mal à mettre des mots sur leurs maux, leurs sensations, leurs ressentis. Pour celles-là, j’avais envie de proposer une alternative, ou plutôt un complément, sous une autre forme qu’un face-à-face : un atelier en petit groupe. 

Chez une psychologue, même diététicienne, la parole est la pierre angulaire d’une réconciliation avec son corps. Psychologie et diététique ou diététique et psychologie passent à la moulinettes des mots. De ceux du patient bien sur et des miens. Les mots nous sont indispensables pour informer, décrire des sensations, des émotions, du trop plein, de ce rapport compliqué entre nourriture et estime de soi.

Parfois, je rencontre des patients qui ont un peu de mal avec les mots. Qui ne parviennent pas à traduire verbalement ce qui est du domaine du corps. Comme si le canal de transmission entre corps et tête était bloqué. Ce corps, dont nous parlons tant, se tait. Il reste immobile. Alors qu’une thérapie, c’est un mouvement qui s’enclenche. Pour ces patients là, je cherchais une alternative qui permette d’exprimer les choses sans forcément verbaliser ou intellectualiser.

Et puis un jour, j’ai rencontré Maria Dantin, qui est thérapeute et danseuse.

Ce que nous avons en commun, elle et moi, c’est de chercher à réconcilier nos patients avec eux-mêmes. Avec Maria, nous avons beaucoup parlé. Nous avons parlé, danse, rythme, mîmes, méditation, chorégraphie, écoute du groupe. Et les ateliers sont nés. Ils s’appellent : « Marre des regimes » parce que ce qu’on cherche avec ce travail, c’est à remettre le corps, le plaisir, l’image de soi, le rapport à son volume, le poids des contraintes, au coeur d’un travail qui associe tête et corps. Pour que les patients puissent engager le corps dans un processus de réconciliation et trouver leur liberté de manger.

Ca se passe dans l’atelier de Maria, un lieu magnifique, en plein coeur de Bordeaux.

Pour la première fois, nous vous proposons ce stage, sur trois journées. Trois journées pour en finir avec les régimes à l’atelier Devinetre, 46 rue Paul Verlaine, les samedi 6 février, 5 mars et 9 avril. Cet atelier vous coûtera 390€ .

Pour plus d’information, vous avez une page dédiée sur mon site : CLIC. Vous pouvez également nous contacter par téléphone, Maria ou moi-même, nos coordonnées sont sur ce document de présentation. Bientôt sur le blog, je vous en dirai plus, en commençant par vous présenter Maria Dantin.

D’ici là, prenez soin de vous,

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Je voudrais profiter de ce moment privilégié où l’on se souhaite le meilleur de la santé, de la joie, de l’épanouissement pour vous proposer un petit marché : et si ces bonnes résolutions, ces paroles en apparence bienveillantes répétées ad libitum chaque jour, on les oubliait un peu…

Je ne vous présente pas tous mes voeux. Je n’en ai que deux. Deux petits voeux.

Mon voeu n°1 : se souhaiter le meilleur à soi-même, et peut-être un peu moins aux autres. Lancer un processus de paix avec son corps, avec son alimentation. Plutôt que de souhaiter un poids X pour entrer dans un bikini lambda, on prend comme bonne résolution de faire une caresse chaque soir sur ce petit bourrelet là, sur le côté, mais si, vous savez, celui au dessus de la hanche, celui à qui on lance le pire des regards assassins, un regard que l’on n’oserait porter sur personne. On décide d’aller danser, d’aller nager, de se faire masser, de sentir le vent dans ses cheveux, les sables dans ses doigts, l’eau sur ses jambes. On reprend contact avec notre corps, on laisse les autres le toucher, le regarder. Les éléments le contourner.

Mon voeu n°2 : profiter de tous les plaisirs de la vie. Y compris de celui de bien manger. Et si on se disait que la culpabilité alimentaire était restée coincée en 2015 ? Enfermée pour toujours sur le dernier morceau de gâteau avalé le 31 décembre à 23h56. Alors en 2016, on profite ! On mange du chocolat en le dégustant dans une savoureuse caresse buccale. On mange de la glace ou une tranche de foie gras, du pain de seigle et du beurre avec ses huitres, du paté ou du saucisson. On chaparde le goûter des enfants quand on a faim ? Et on profite de ces moments là en les faisant durer. Pas à toute vitesse, en étant honteux et coupable, mais en savourant chaque seconde.

J’ai l’impression que si tous mes patients renouaient le contact avec leur corps et leur plaisir, loin des règles de diététique ou des diktats des interdits, alors ils avanceraient. Parce que maigrir c’est accepter de vivre avec et pour soi. Tout entier. Ame et corps. Et c’est dans cet esprit là que je continuerai à vous accompagner, à travers mes consultations, mais aussi avec des outils nouveaux, un stage, notamment, co-animé avec Maria Dantin, une thérapeute danseuse, pour comprendre comment remettre à l’équilibre son corps, sa tête et son assiette.

Bonne année à tous !

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Même si on ne les a pas vus à l’écran, voilà quelques objets qui ont accompagné mon tournage de ces Pouvoirs Extraordinaires du Corps Humain, l’Alimentation diffusés mardi 27/10 sur France 2 :

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D’abord, pour ceux qui ont l’oeil très, mais alors très affûté : dans le pré-générique, lorsqu’Adriana mange ses chichis à la chantilly et Michel son énorme barbapapa, je les rejoins et je porte ces boucles d’oreilles, faites par les doigts de fée de Sophie des Arts de Sophie, qui a une boutique en ligne et qui fait de très jolies choses.

 

 

 

 

Bento PECH Alimentation France2 Karembeu Cymes JaponMais j’avais aussi dans ma poche ce mini bento, que Lou, 13 ans, jeune Mornantaise (c’est à côté de Lyon) super créative avait réalisé, elle aussi avec ses petits doigts hyper agiles.

Je pensais l’utiliser toujours au même moment pour faire deviner à Adriana et Michel où nous allions partir. Avouez qu’entre les boucles d’oreilles et la mini-bento, ils avaient de super indices !

Bon, finalement, mon idée n’a pas été retenue et je n’ai pas sorti le mini bento de ma poche…

 

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Et puis enfin, j’ai mon dernier objet fétiche, offert par Kissé San, la dame très âgée (102 ans), super rigolote, que nous sommes allés voir à Okinawa. Cette petite dame passe ses journées à faire du crochet et elle nous a offert à chacun un napperon. Elle nous a d’ailleurs dit qu’un de ses secrets de longévité était le crochet (Bon. Je ne vais pas finir très vieille, alors…). Christine, notre interprète et guide pour ce voyage l’a photographié. La sucette avait été achetée au Japon, pour une séquence que nous n’avons pas tournée là-bas, mais finalement il y a visiblement une inspiration commune…!

 

 

Pendant l’interview, Kissé San touchait le bras d’Adriana, comme si elle n’en revenait pas qu’une fille si grande, si blonde et si belle puisse exister. Moi, je la trouvais très émouvante, cette vieille dame, et elle avait l’âge de mon grand-père… Alors en partant, j’ai voulu l’embrasser et notre interprète a dû lui montrer ce que je voulais faire, en mimant un bisou, pour qu’elle ne soit pas surprise. Je l’ai finalement embrassée, dans un moment d’une jolie intensité que Michel a légèrement amoindri en me lançant « allez viens, Haurat, tu vas encore pleurer« … Il n’avait pas tout à fait tort, mais… je suis restée digne ! Et j’ai rapporté cette très jolie photo de  nous trois (d’ailleurs Mme Kissé touche toujours le bras d’Adriana sur la photo…).

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